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E-commerce : le commerce traditionnel peut-il réagir ?

Un commerçant doté d’une enseigne physique, adopte une composante typique de l’e-commerce (le retour produit) et démontre sa capacité d’adaptation

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Un peu d’histoire :)

Les bottines (Made in Australia) que je porte habituellement présentant quelques signes de fatigue, je décide de l’achat d’une paire de chaussures.

Grosse décision pour un mec.

Comme un nombre croissant de mes contemporains, je surfe sur sarenza.com (magasin de vente en ligne de chaussures, NDLR) et je tombe sur mes godasses cibles : des Geox dont le prix s’établit désormais à… 110 € !

110 € ? OUCH !

Finalement, je prends la voiture (qui roule au GPL, étant soucieux de l’environnement) et je fais quelques kilomètres jusqu’à la zone commerciale Carrefour, à une huitaine de kilomètres. Là, j’avise le premier magasin de godasses et je rentre dedans.

Quoi ? Mais tu n’es pas allé en ville, chez un commerçant traditionnel !?!
Non, because (1) aller en ville à 17h30, c’est l’enfer, et (2) mon magasin habituel qui faisait toutes les marques n’en fait plus qu’une et je n’ai pas encore l’âge de porter des chaussures de retraité.

Dans le magasin

Dans le magasin, c’est un peu comme dans une grande surface : des immenses allées de boîtes de chaussures, des tabourets pour essayer, aucune vendeuse. Ca ne me choque pas, estimant (à tort ou à raison) qu’un bon achat est un achat rapide et qu’essayer cinquante paires de pompes est juste une hérésie, au prix où est la minute. Un mec, je vous dis.

Super rapidement, je trouve une paire qui me plaît (et sur le plan du physique, et sur le plan du tarif : 29,90 €). Certes, la qualité sera sans doute moindre que les Geox mais elles ont un côté “branchouille” qui me plaît + mon côté un peu radin et pressé fait que c’est parfait. Direction la caisse.

Et là, c’est le choc

La caissière (super sympathique) m’annonce que J’AI 30 JOURS POUR LES RAMENER EN MAGASIN si elles ne me plaisent pas.

Pardon ?

Et comme je venais (la veille) d’assister à une conférence sur l’e-commerce, j’ai fait le rapprochement immédiatement : ce commerçant est d’un genre nouveau. A bien y regarder, son magasin ressemble trait pour trait à un sie e-commerce de vente en ligne de chaussures : des modèles alignés par centaines, un paiement cool, des conditions d’échange et de retour très favorables.

Tout cela me conforte dans mon acte d’achat, et m’incite naturellement à revenir la prochaine fois.

Mais quel est ce magasin ?

Il s’agit de CHAUSSEA, zone des Bouchardes à Crêches-sur-Saône.
Voyant mal ce magasin trouver tout cela isolément, je vais sur le web pour trouver (évidemment) un groupe conséquent (237 magasins) disposant d’un site e-commerce ! Eh oui ! le multi-canal, ça vous dit quelque chose ?

Quel enseignement tirer ?

Aux commerçants traditionnels qui souffrent de la concurrence avec l’e-commerce, je voudrais dire qu’il est parfois possible de s’adapter. Ceci étant, faites-le en affrontant véritablement les problèmes, avec vos tripes et vos moyens.
Ne biaisez pas avec des projets style “on-va-faire-un-site-vitrine-pour-tous-les-commerçants-du-département”.

Il vaut mieux faire bien tout seul, que n’importe quoi à plusieurs.

Article écrit par Jean Sam Denis

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